Trucs, astuces, techniques et nouveautés. Partageons, nos aquariums s'en porteront bien mieux !

11 février 2008

Bien débuter son premier bac

Vous avez décidé de passer le cap, de vous lancer dans l'aquariophilie ? Bienvenue !

Mais pour bien commencer, il faut respecter certaines règles de base.

Bien qu'un aquarium de petit volume puisse être une véritable œuvre d'art et contrairement à l'idée reçue, ce genre de bac n'est pas indiqué pour un débutant.
On conseille donc de démarrer sur un grand volume (100L mini) jusqu'à bonne maîtrise de la qualité de l'eau.

L'achat de son premier aquarium est un jour important.
Pour peu que le projet ait été bien préparé, cette étape marquera le départ d'une longue passion.

bac_vide

Même s'ils nous offrent un spectacle magnifiques, les poissons doivent être traités avec attention et respect.

Avant de passer à l'achat d'un premier aquarium, il est donc important de bien réfléchir au projet afin d'éviter certaines erreurs… et faire l'expérience d'une vertu capitale en aquariophilie : la patience...

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Bien choisir l'emplacement

Bien choisir l'emplacement de son bac est primordial pour la suite.
En effet, différents paramètres sont à prendre en compte pour s'assurer tranquillité et confort d'utilisation.

    1. La solidité du sol

Il doit être capable de supporter le poids d'une cuve de verre pleine d'eau comportant des éléments de décor de type gravier, racines ou pierres.

Par exemple, un bac de 115 litres mesurant 90 cm de long représente une fois rempli une masse de près de 140 kilogrammes, soit une pression au sol de 0,049 kg/cm2.

Dans nos appartements et maisons, les normes actuelles imposent aux dalles de béton armé une résistance de l'ordre de 250 kg/m2. Elles peuvent donc en théorie soutenir sans problème une cuve de 400 litres.

L'incertitude règne par contre dans les bâtiments anciens, selon les matériaux utilisés et les travaux réalisés.

Il faut donc user de prudence en positionnant l'aquarium contre un mur porteur, sur une poutre porteuse ou en revoyant ses prétentions à la baisse.

    2. Orientation du bac

La lumière directe du soleil est néfaste aux aquariums.
Elle favorise le développement des algues et nuit à l'esthétique, en affadissant les couleurs et en mettant l'accent sur les rayures du verre ou les impuretés en suspension dans l'eau.
Il ne faut donc pas installer la cuve face à une fenêtre, surtout si elle est orientée au sud ou à l'ouest.

Les zones de courants d'air ou la proximité d'un radiateur, qui soumettent la population à des variations thermiques importantes, sont également à éviter.

    3. Spectacle & accessibilité

L'emplacement doit permettre à tous de profiter au mieux du spectacle, tout en laissant une bonne accessibilité pour les opérations d'entretien.

La présence d'une prise de courant reliée à un disjoncteur est indispensable.
Celle d'une arrivée et d'une évacuation d'eau est facultative mais elle facilite les changements d'eau en limitant le transport de seaux ou l'utilisation de tuyaux.

    4. Support

Les meubles vendus avec les bacs représentent un coût supplémentaire mais restent un gage de qualité.

 

bac_et_meuble

 


Il est également possible de bricoler du mobilier... à condition de s'assurer de sa solidité et de ses capacités à supporter le poids de l'aquarium !
Le plateau et les pieds doivent être mis à l'épreuve et éventuellement renforcés.

La cuve ne doit jamais reposer directement sur son support car, sous l'effet de la pression de l'eau, la moindre aspérité peut endommager la glace du fond. Une plaque de polystyrène de un à deux centimètres d'épaisseur intercalée entre le plateau et le bac permet d'écarter ce danger à moindre coût.

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Posté par poissonlunedu69 à 11:15 - Installation et maintenance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2008

Installer et préparer son aquarium

Encore une étape ?! Mais il les met quand ces poissons ???
Bientôt. Encore un peu de patience...


Au moment de l'installation de l'aquarium, il faut régler l'horizontalité à l'aide d'un niveau à bulle.
Cette opération est réalisée à vide, car il est plus facile de régler la hauteur des pieds ou de positionner des cales.

L'aquarium est ensuite mis en eau une première fois, sans équipements ni gravier, pour le rincer et vérifier son étanchéité. N'utilisez jamais d'eau chaude, sous peine de créer des points de tension dans le verre qui pourrait alors se rompre. Après quelques heures durant lesquelles rien ne doit se passer, la cuve est vidangée.

Un sol nutritif de type complexe argilohumique placé sous le gravier est indispensable pour réaliser un bac planté. Un  couche de 5 cm à l'arrière et de 3 cm à l'avant suffit. On en trouve en animalerie.
La pente permet aux déchets de s'accumuler à l'avant du bac et facilite le nettoyage.

Le substrat doit être tassé pour éliminer les bulles d'air susceptibles d'être à l'origine d'un phénomène de fermentation.


Le sable de Loire ou le quartzite constituent de bons substrats de base. Ils sont habituellement «pré lavés» mais le frottement entre les grains durant le transport des sacs génère une fine poussière. Un rinçage à l'eau claire avant usage évite que l'eau ne soit troublée par un nuage laiteux.

La mise en place du décor peut alors débuter.

Si le décor comporte des pierres ou d'autres éléments massifs, ils seront installés avant le gravier. Posés directement sur le fond et calés par le substrat, ils ne risqueront pas de basculer sur les poissons ou les vitres lors de l'entretien ou sous l'action d'un animal fouisseur.

Attention toutefois à ne pas introduire de pierres calcaires !

Elles augmenteraient la dureté de votre eau !
Pour savoir si vous pouvez utiliser vos pierres, faites le test du vinaigre :

Mettre du vinaigre sur la pierre, attendre, attendre... lol !
Si la pierre mousse, c'est qu'elle est calcaire !  Il vous faudra donc en choisir une autre...

 Une fois le décor installé, le bac est rempli en ne dirigeant pas le jet directement sur le sol mais dans une soucoupe ou une assiette, afin d'éviter la pollution de l'eau par la mise en suspension du gravier.

Les équipements techniques seront ensuite branchés et testés.

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Posté par poissonlunedu69 à 21:44 - Installation et maintenance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bien être patient !

Une fois le bac installé, arrive une période difficile : celle de l'attente...

Il est possible de repiquer les plantes au bout de 24 à 48 heures si l'éclairage est opérationnel, mais ensuite aucune intervention ne doit être effectuée durant près de trois semaines, voir même un mois ! 

Le milieu n'est pas viable en l'état et il est totalement déconseillé d'introduire un poisson tant que l'équilibre biologique n'est pas établi.

C'est là qu'entrent en jeu des micro-organismes naturellement présents dans l'eau, assurant une chaîne de réactions connue sous le nom de «cycle de l'azote » :

La première étape fait intervenir des bactéries des genres Bacillus, Bacterium ou Micrococcus qui assurent la décomposition des produits azotés organiques en dérivés ammoniaqués (NH3 ou NH4 +).
Elle démarre dès la mise en eau et la teneur en ammoniaque croît régulièrement pour, en principe, culminer vers le septième jour.
À ce stade, les bactéries de type Nitrosomonas décomposant l’ammoniaque en nitrites (NO2) sont suffisamment nombreuses. La concentration en dérivés ammoniaqués décroît alors assez brutalement et devient quasiment nulle au onzième jour. La production de nitrites augmente progressivement du sixième au dix-septième jour.

Ils sont ensuite transformés en nitrates (NO3 -) par des bactéries du genre Nitrobacter et deviennent indécelables à partir du vingt-quatrième jour.

Seuls les nitrates doivent par la suite être détectés. Ils s'accumulent en permanence et leur taux n'est maîtrisé que grâce à des changements d'eau réguliers.

Ces notions de chimie pour aquariophiles débutants abordent une réalité fort dangereuse pour la faune aquatique.

Les dérivés ammoniaqués, en particulier l'ammoniac, sont extrêmement toxiques, provoquant chez les poissons une asphyxie due au gonflement des branchies et déréglant leur processus d’osmorégulation.

Les nitrites sont à peine moins dangereux et deviennent mortels pour beaucoup d’espèces au-delà de 10 à 20 mg/l d’eau. Ils agissent sur l’hémoglobine et bloquent le transport de l’oxygène par le sang. Les nitrates ne sont toxiques qu’à forte dose, entre 50 et 300 mg/l selon les espèces, et doivent dans l'idéal être maintenus au-dessous de 30 mg/l. Il est donc impératif de n’introduire les premiers poissons dans un nouveau bac que lorsque dérivés ammoniacaux et nitrites sont indécelables, soit au bout de trois à quatre semaines.

Il est possible de favoriser le processus en introduisant dans le nouvel aquarium des colonies bactériennes. Du gravier ou une masse de filtration prélevés dans un bac déjà équilibré conviennent, tout comme les souches de bactéries proposées par le commerce. Ces souches bactériennes sont une bonne alternatives mais elles ne dispensent pas des contrôles nécessaires avant l'introduction des poissons.

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Posté par poissonlunedu69 à 22:05 - Installation et maintenance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bien choisir sa population

Un aquariophile débutant a tendance à choisir la population de son premier aquarium en fonction de critères purement esthétiques ou suite à des coups de coeur. Pourtant, il est important de se pencher sérieusement sur la population que l'on souhaite accueillir.

Sinon, dans le meilleur des cas, le résultat est hétéroclite. Au pire, il impose aux animaux des conditions de maintenance inadéquates, génératrices de stress, de maladies et de mortalité.

Les puristes ont tendance à ne jurer que par l'aquarium régional, qui n'héberge que des poissons issus de la même zone géographique, voire du même cours d'eau. Il n'y a pourtant rien de honteux à réaliser un bac d'ensemble, qui associe des espèces originaires de différents continents, à condition de respecter certaines règles.

La première concerne les caractéristiques physico-chimiques de l'eau. C'est à l'aquariophile de créer un milieu convenant aux espèces qu'il va maintenir, et non pas aux poissons de s'adapter.
Imposer aux animaux des conditions de vie ne correspondant pas à leurs besoins physiologiques est contre-nature… et conduit tôt ou tard à des déconvenues.

Pour un débutant, le plus simple consiste à déterminer le pH et la dureté du bac stabilisé, puis à choisir une population apte à vivre sous ces paramètres. Négliger cette règle de conduite, c'est risquer de faire cohabiter des espèces aux besoins trop différents.
Il n'est ainsi pas rare de voir évoluer des guppys en compagnie de néons, alors que l'eau des premiers doit être dure et basique et celle des seconds douce et acide.

Un néophyte ne doit pas chercher à modifier les caractéristiques de l'eau pour maintenir les poissons de son choix, les solutions pour jouer sur l'acidité ou la dureté exigeant une certaine expérience.

La température est un paramètre moins critique, beaucoup de poissons tropicaux tolérant sans dommage des valeurs comprises entre 22 et 26 ° C. Certains ont pourtant besoin de valeurs plus élevées, de l'ordre de 28 à 30 °C, comme les discus ou les cardinalis.

Il importe également de tenir compte du volume de la cuve.
Les poissons vendus dans le commerce sont pour la plupart des juvéniles.

Il est impératif de connaître leur taille adulte pour éviter d'avoir un spécimen de 15 centimètres dans 50 litres au bout de quelques mois.
Le nombre total d'individus doit aussi être pris en compte, la surpopulation étant génératrice de pollution.

Pour les poissons de petite taille, une règle empirique consiste à se limiter à 1 centimètre de poisson par litre d'eau. Concrètement, cela signifie que dans 100 litres d'eau, la longueur des poissons mis bout à bout ne doit pas dépasser 1 mètre. Pour ce calcul, il faut prendre en compte le gabarit des poissons à taille adulte.

Posté par poissonlunedu69 à 22:20 - Installation et maintenance - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2008

L'entretien de l'aquarium

Une fois planté et peuplé, un aquarium ne peut fonctionner en autarcie, et un entretien se révèle nécessaire pour maintenir la qualité biologique du milieu.

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Les nitrates s'accumulant en permanence et risquant à terme de devenir dangereux, il faut éviter que leur teneur ne dépasse les limites du raisonnable, par des mesures préventives et correctrices.

Ces composés étant issus de la dégradation des déchets organiques, il convient de les restreindre.

La première source de pollution est la nourriture non consommée qui s'accumule sur le sol. Un débutant  aura souvent tendance à trop nourrir ses poissons, parce que le spectacle de ces gueules qui se jettent sur la nourriture l'émerveille et qu'il craint de voir ses protégés mourir de faim.

Un poisson supporte pourtant mieux de jeûner quelques jours que de vivre dans un bac pollué par des aliments en décomposition. Les repas doivent être dosés pour que tout soit consommé immédiatement.
Si l'on craint d'affamer les animaux, il est préférable de faire plusieurs petites distributions dans la journée. Mais attention, les poissons peuvent eux aussi souffrir de surpoids !

La teneur en nitrates est maîtrisée grâce à des renouvellements d'une partie de l'eau.
Cette opération ne doit pas être trop drastique, pour ne pas perturber l'équilibre biologique. Il vaut mieux intervenir souvent avec modération que tout bouleverser épisodiquement.

Changer 20 à 25 % du volume tous les 10 à 15 jours est un bon compromis. Ces opérations d'entretien sont l'occasion
d'aspirer les déchets accumulés sur le sol, d'éliminer les algues des vitres avec un instrument préservant les glaces et de tailler les plantes. nettoyage_aquarium

Les masses du filtre à eau doivent être rincées régulièrement, pour éviter l'encrassage qui diminue l'efficacité du dispositif et prive d'oxygène les bactéries du cycle de l'azote. Ce nettoyage est réalisé sous un jet d'eau claire et tiède sans aucun détergent, précaution valable pour tout l'équipement de l'aquarium. L'opération est réalisée avec douceur, le but étant simplement d'extraire par de légères pressions le jus marron qui s'écoule.

Si le système n'est doté que d'une seule masse filtrante, elle doit être nettoyée toutes les deux semaines environ, selon la quantité de déchets produits. Dans le cas contraire, les masses sont rincées en alternance pour mieux préserver les bactéries.

Les matériaux à usage unique comme le perlon ou le charbon sont
jetés, à l'exception d'une petite partie conservée pour ensemencer le nouveau filtre.

Les éléments démontables de la pompe à eau doivent être passés sous un jet d'eau tiède une fois par mois pour éliminer les particules solides et les dépôts présents sur les parties mécaniques, notamment au niveau du rotor ainsi que des entrées et sorties.

Le changement des tubes fluorescents s'effectue chaque année, pour conserver à l'éclairage son efficacité. Si le bac est doté de plusieurs lampes, elles sont changées une à une sur quelques semaines pour ne pas modifier brutalement les conditions d'éclairement.

Posté par poissonlunedu69 à 13:16 - Installation et maintenance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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